Pour ceux qui ne connaissent pas, voici quelques définitions :
Shōnen-ai et shota
Le terme moderne utilisé par les maisons d'éditions japonaises pour catégoriser les ½uvres commerciales ayant pour intrigue une romance entre hommes et destinées à un public féminin est Boy's Love (BL).
On retrouve aussi encore le terme désuet shōnen-ai que les fans occidentaux utilisent pour désigner une romance homosexuelle sans relation sexuelle dessinée. Le Yaoi est alors le pendant du shōnen-ai, un sous-genre du BL, désignant le reste des ½uvres au contenu 'adulte'.
Au Japon, shōnen-ai était utilisé dans les années 1970 à 80 pour désigner des ½uvres comme le Kaze to ki no uta de Keiko Takemiya ou Toma no shinzo de Moto Hagio et qui dépeignaient des relations romantiques tragiques entre jeunes garçons. Aujourd'hui, et toujours au Japon, le terme désigne des relations sexuelles entre garçons ou jeunes hommes.
Le terme shota désigne des ½uvres dépeignant des relations, platoniques ou non, entre des hommes adultes et des enfants (souvent des garçons) ou entre des mineurs de moins de 16 ans : Cela peut donc être apparenté ou non à de la pédophilie. C'est pourquoi la plus grande précaution est à prendre quand on parle de shota. Par exemple, certaines fanfictions écrites à partir d'Harry Potter (avant la fin de la 6e année des personnages) et la plupart de celles écrites sur Gundam Wing sont du shota.
D'autres termes ont étés en usage par le passé (June, Tanbi) mais sont tombés en désuétude depuis.
Yaoi
À l'origine le terme fut inventé pour désigner des dōjinshis (mangas utilisants des personnages non-originaux, le plus souvent dessinés par des amateurs) comportant des scènes érotiques entre personnages masculins issus de mangas, de séries animées ou de jeux vidéo populaires (Saint Seiya, Captain Tsubasa, Gundam Wing, Final Fantasy VII, etc.).
La popularité des histoires mettant en scène des couples homosexuels, avec ou sans graphisme sexuel, n'a été que grandissante parmi le public féminin japonais. Avait suivi une production d'½uvres originales réalisées par des auteurs professionnels : c'est la naissance du manga yaoi à part entière.
Si « yaoi » ne désigne au Japon que la portion des ½uvres ayant un contenu sexuel, le terme est aujourd'hui souvent utilisé par les fans occidentaux par abus comme un terme général pour désigner toute forme de romance entre deux hommes, même si elle est uniquement suggérée.
Les termes japonais pour actif et passif sont respectivement seme et uke.
Il ne faut pas confondre le yaoi avec le yuri (relations homosexuelles entre femmes).
Yaoi et Hentai
De par sa définition d'½uvre à caractère sexuel, on croit abusivement que le Yaoi n'est qu'une simple ½uvre pornographique centrée sur le sexe, rien de plus que du hentai ou pornographie pour fille. Les mangas, romans et animes yaoi offrent en fait un vaste panel de genres, de la comédie à la science-fiction, des robots géants à la romance de collégiens, avec en général de longues et complexes intrigues. L'acte sexuel y apparaît le plus souvent comme un acte d'amour, la romance servant toujours de toile de fond principale. Nombre de mangas yaoi sont même peu explicites. On notera d'ailleurs la tendance à ne pas dessiner les organes génitaux, même dans des anime yaoi très axés sur les relations intimes. Il n'y a guère que les dōjinshis yaoi cités précédemment qui minimisent l'intrigue au profit de l'acte sexuel.
Yaoistement
Ael